Le temps du voyage

Oulala mardi matin, 7h du mat, il est plus que temps, mon mari va encore dire que je ne tiens pas les délais de l’édition !! Oui, le temps du voyage est parfois un peu étirable! Un an ou six mois de voyage au long court, cela nous paraissait énorme au début. Et nous voila déjà à l’aube du 5ème mois (de voyage et de grossesse!).

Tous ceux qui sont partis longtemps disent que le voyage commence vraiment au bout de 3 mois quand on a ses marques, ses habitudes, que le van se range tout seul, qu’on arrête de s’engueuler sur l’itinéraire à suivre. C’est cette bascule ou enfin un peu « déconnectés », on accepte aussi de perdre du temps. Vous savez ce truc qu’on ne sait plus faire dans nos vies super actives, rapides, connectées, où tout doit être rentabilisé. Accepter de se perdre, de se tromper, accepter d’être bloqué par l’attente d’une pièce auto ou par la tempête. Prendre le temps de dessiner, jouer, lire et rêver. Maintenant, 14h de ferry passent en un rien de temps, et, bloqués à Rhodes 3 jours à attendre la fin de la tempête et l’arrivée du ferry pour la Turquie, je ne ronge même pas mon frein.

Pire encore, on commence à voir se profiler une date de retour et on se dit comme tous les voyageurs qu’on continuerait bien un peu ….juste un peu..il y a tellement à découvrir partout dans le monde.

Cette semaine, nous avons terminé notre séjour sur l’île berceau de Zeus par deux très beaux moments avant de rejoindre notre dernière île grecque avant le véritable Orient, Rhodes.

Il y a d’abord eu Chania, prononcez « Rania », capitale culturelle et historique de la Crête, mon coup de coeur absolu. Avec son immense port vénitien, sa vieille ville pas trop touristique et un petit je ne sais quoi d’islamo orthodoxe…il émane de cette ville une douceur de vivre qui m’aurait bien fait rester là-bas beaucoup plus longtemps. Pour mieux en profiter, on s’était même octroyé 2 nuits dans une jolie maison à coté du port. 24h à déambuler, dessiner, capter ses lumières magiques, dévorer les oranges de sa vallée et surtout des jardins abandonnés. Milou ne veux plus quitter le musée de la marine et ses dizaines de maquettes.

Mais avant le départ pour l’Orient, nous voulons encore un peu profiter de la côte sud baignée par la fameuse mer de Lybie, Stan notre chasseur de plantes a encore quelques specimens à cocher dans son grimoire des plantes de Crête. Nous traversons la vallée des orangers puis les montagnes blanches en passant par un drôle de jardin botanique où nous faisons la cueillette de fruits extraordinaires pour une très exotique salade de fruits.

La côte sud …sauvage, pelée, mais étonnamment riche en (petites) espèces

Arrivés sur la côte à Chora Skafion, nous sommes arrêtés par la pluie et les bobos musculaires de stan. Dans le village, désert comme de bien entendu, nous tombons par miracle sur une masseuse tip top et un bateau taxi ; la marche de 2 ours se transformera en une rando bateau/marche d’une journée. En attendant, nous posons le van a côté du café de Stavros sur le port et profitons de ce 20 novembre pour buller dans le village. Emile est trop content car chez stavros il y a plein de jeux…une vraie chambre en plein air, on discute avec les rares passants, on mange des bonnes brioches à la chapelle parce que c’est la fête de « la présentation de Marie au temple », une des fêtes du calendrier orthodoxe. Bref, à 8h tapantes, le lendemain, nous sommes dans le bateau de Stavros, direction les gorges d’Aradena. Il fait un temps de foly, on profite de la mer avant d’attaquer nos gorges et leur 700m de dénivelé. Stan botanise joyeusement et avec émile on compte les chèvres mortes, 14 à notre compteur qui se sont crues plus fortes en escalade que catherine Destivelle. Je me paye une bonne tranche de vertige avant d’arriver dans le superbe village un peu fantôme d’Aradena.

Demain c’est le grand départ pour Rhodes, alors on branche les turbos….marche, stop, bababus, panne de batterie, réveil aux aurores et petit dej mythique dans le vilage de Sisses ou stan embarque tout le village, surtout la jolie boulangère et toutes les vieilles en noir, pour trouver le fameux Cistus creticus, dont la sous-espèce locale est particulièrement pégueuse. Ouf à 9h54, le spécimen est localisé, et en prime stan trouve enfin l’arbousier de Chypre (Arbutus andrachne) tout en fruits…

11h02 nous sommes sur le Ferry et disons au revoir à la Crête.

Suite au prochain épisode…ici c’est la tempête !!!!

Rhodes un 25 novembre

Anne-Laure, le 26 novembre 2019

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