Mljet, Île et Parc National croate

Le temps de l’île… Au défaut de visiter cette fameuse exposition au Mucem, nous voici quelques jours à Mljet, délaissant l’effervescence de la côte adriatique et le bababus, pour marcher et ramer quelques jours au sein de cette île boisée. Cette île fut souvent considérée comme un petit paradis, en raison de son monastère posé sur un îlot au cœur d’un lac salé et de ses montagnes sauvages cernées par des criques aux eaux turquoises. Ulrich et Lorène nous rejoignent et pour la première fois depuis le mois de juillet, nous dormons dans une vraie maison, dans le hameau de Soline !

Par certains côtés, l’île rappelle Port-Cros, par son côté sauvage et sa végétation, très très boisée. Est-ce parce que c’est un parc national (aussi) ? En tout cas les pins d’Alep occupent tout l’espace, laissant peu de lumière pour les plantes héliophiles, et donc une forêt magnifique, mais une faible diversité d’espèces végétales…  Aux abords des quelques hameaux, encore un peu pâturés et cultivés, on retrouve sarriettes, cistes, inules, teucriums et autres plantes de lumière. Côté « exotisme », des grenadiers émergent partout et de très beaux caroubiers ombragent généreusement les abords des maisons. Cette végétation m’évoque la porte de l’Orient…

En parlant de Parc National, on se dit qu’on a beaucoup de chance en France d’avoir des parcs nationaux gratuits, vraiment préservés, avec des inventaires floristiques et faunistiques, des chartes paysagères, etc… car ici, et pire encore au monténégro ou en albanie, on a un peu l’impression que le parc national est surtout l’occasion de faire payer un droit d’entrée et de faire venir des touristes. Les poubelles et détritus partout dégueulent, le tourisme ne répond à aucune charte, les fonctionnaires patrouillent surtout pour vérifier qu’on a bien payé le droit d’entrée ; il y a encore pas mal de pas à faire pour une écologie et un monde meilleur.

Il n’empêche, cette île est magique, émile fait du kayak en toute autonomie, AL et moi marchons et dessinons, et au sommet du mont Montoku (!), le panorama sur les lacs salés est splendide.

cabane de rêve depuis le sommet de Montoku
Sur les traces d’Ulysse…
Ici, la grotte, où, à Mjlet, il fut emprisonné par Calypso
Des pins, des pins, des pins d’Alep, et la pluie enfin
Le stade, mélange d’ancien et de « moderne »
Ceci n’est pas du land-art…
Les bateaux de la compagnie Jadrolinija, un design 60’s de qualité et au charme suranné
Ahhhhh, sur le littoral escarpé et brulé par les embruns, les pins ne s’installent pas et le maquis s’exprime généreusement
Mais pourquoi les pins d’Alep font-ils ici autant de cônes ??

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